Loading...

7 Rue du Faubourg National (Strasbourg)

From Archi-Wiki

7 Rue du Faubourg National

Image principale
Chargement de la carte...

Date de construction 1600
Structure Immeuble
Courant architectural Renaissance

Date de démolition 1897

Date de construction 1897 à 1898
Entrepreneur Joseph Hug
Structure Immeuble
Courant architectural néo-XVIIIe siècle
Il n'y a pas encore d'actualités sur cette adresse

Poêle des jardiniers et statue de Lansquenet

Date 1600

C'est à l'emplacement de l'immeuble actuel que se trouvait le poêle de la tribu des jardiniers, dans une maison avec pignon de style Renaissance construite en 1600, au sommet de laquelle se trouve un lansquenet1.

L’immeuble actuel est couvert d’une toiture mansardée, surmontée d’une intéressante statue de lansquenet qui provient du poêle de la tribu des jardiniers (de 1600)2.

Le poêle des jardiniers était situé auparavant 7 Faubourg Blanc (ancien nom du faubourg). Le Lansquenet est donc un survivant de l'ancien poêle de la tribu des jardiniers3.

Le Lansquenet n'était plus visible en 2016, peut être pour une restauration car il était à nouveau visible en 2019 sans que nous sachions quand il a été replacé.

Construction2,4

Date 1897 à 1898
Entrepreneur Joseph Hug


Consultation du dossier

Jacques Krenker, propriétaire de la brasserie au n° 5, rue du Faubourg National (Bierbrauereibesitzer) décide de démolir l'immeuble en place au n° 7 et de le faire reconstruire par la firme de Joseph Hug, architecte-entrepreneur (Bauunternehmer) , situé au n° 25 (Weissthurmstrasse 25).

L'autorisation pour la démolition et la reconstruction (den Abbruch des Wohnhauses bis auf Erdgeschösshof und Wiederaufbauen desselben) est accordée le 29.7.1897. La réception finale de la nouvelle construction a lieu le 23.8.1898.

Dès 1899, est installé au rez-de-chaussée le magasin de chaussures de Frédéric Vogel, de Dettwiller (Vogelschuhwaaren-Lager).

Descriptif

L’immeuble actuel présente une façade sur rue en pierre de taille réalisée dans le style de l’architecture du XVIIIe siècle. La façade est symétrique et comporte six travées de fenêtres. Les deux travées latérales sont délimitées au premier étage par des pilastres à refends, et au niveau des deux étages supérieurs par des pilastres colossaux munis de chapiteaux hybrides.

Le mur du rez-de-chaussée comporte un appareil à refends, et la porte d’entrée avec un arc en anse de panier possède des vantaux qui semblent d’origine. Les trois étages supérieurs sont munis chacun d’un balcon central avec des garde-corps identiques en ferronnerie. Les fenêtres du premier et du deuxième étage ont des arcs déprimés alors que celles du troisième ainsi que les lucarnes ont des arcs surbaissés. Dans les travées latérales, les fenêtres ont une clef d’arc ornée d’une coquille, et les lucarnes qui les surmontent sont dotées d’adoucissements en forme de console.


Information 4

Date 1989

Au rez de chaussée dans cet immeuble on trouvait le magasin de chaussures Amos5.

En fait, dès la fin de la construction, fin 1898-début 1899, on trouve un commerce de chaussures au rez-de-chaussée: il s'agit de celui de Frédéric Vogel, venu de Dettwiller (Friedrich Vogel, Dettweiler Schuhwaren-Lager).

L'enseigne Amos a ensuite pris le relais, peut-être dans les années 1930. Le magasin a alors été transformé à une ou plusieurs reprises. En 1989, il est procédé à la "remise à l'identique de la façade originelle après enlèvement des vitrines qui avaient été surajoutées".

C'est l'occasion d'une photographie, dont ne subsiste dans le dossier qu'une photocopie en noir et blanc. On discerne les croix sur les vitrines surajoutées.

Information

Date environ 1996

En 1995, est demandée l'ouverture d'un magasin d'habillement, de prêt à porter Homme-Femme, au rez-de-chaussée de l'immeuble.

Une photo conservée dans le dossier, et datant d'environ 1996, permet de voir une partie la façade.


Références

  1. Seyboth Das Alte Strassburg (Livre) - Seyboth, Adolphe, Das alte Strassburg, vom 13. Jahrhundert bis zum Jahre 1870; geschichtliche Topographie nach den Urkunden und Chroniken, bearb. von Adolph Seyboth, Strasbourg, J.H.E. Heitz (Heitz & Mündel),1890, p.276
  2. a et b Dictionnaire Historique des Rues de Strasbourg (Livre)
  3. Jardins et jardiniers sur le plan relief de 1725 et dans le recensement de 1789 [archive], Thierry Hatt, 2004, pp73-75, document PDF consulté en ligne le 14/07/2016
  4. a et b Archives de la ville et de l'Eurométropole (Bibliothèque) - Cote 927W20
  5. Encore en activité après 1949, d'après Bénédicte Herbage, historienne

Contribute to this article

Comments[edit | edit source]

You are not allowed to post comments.


Wilfred HELMLINGER

43 months ago
Score 0
Merci pour ce riche commentaire et pour le salut sympathique que je partage bien entendu avec tous les auteurs de cette fiche, aussi passionnés que moi !

Vincent weiler

43 months ago
Score 0
Mon arrière grand-père Charles Frédéric WEILER (1794-1868)avait acheté le poêle des jardiniers au 7 faubourg blanc pour y installer son usine de garance dans l'arrière cour, le poêle servant à la maison d'habitation. Je dispose des plans et de la photographie du poêle au sommet duquel se trouvait effectivement ce lansquenet qui a été ou se trouve en restauration. Charles Frédéric Weiler, dont je dispose également la photographie futl'un des premiers du Bas-Rhin à détenir une machine à vapeur pour son activité (document).A son décès, mon arrière grand-mère Elisabeth Sonntag, bien jeune et aidée par Auguste SCHNEEGANS, se sépara de cet ensemble par le biais d'une vente (document). L'ensemble fut épargné par les bombardements de 1870 sur le faubourg blanc, car cette section du faubourg fut moins atteinte que celle jouxtant la porte nationale, section totalement détruite. Mais l'on peut supposer que la maison souffrit puisqu'elle fut détruite et remplacée par l'immeuble actuel. La cheminée est restée un certain temps. Un restaurant universitaire (CROUS) a alors occupé l'emplacement de la brasserie du TIGRE (où je déjeunais avec mon père) et la quasi totalité de la cour intérieure occupée par les entrepôts de mon arrière grand-père. Charles Frédéric WEILER était très fortuné et s'associa pendant un temps avec Gustave Goldenberg. Mon grand-père Daniel Gustave WEILER, lorsqu'il était petit jouait dans les tonneaux qui se trouvaient dans cette cour. La grille d'accès qui se trouve dans l'impasse des jardiniers porte toujours le monogramme "W", comme Weiler. J'ai également connu les pavés de cette impasse (Photo). Les documents et photos sont à disposition à weiler.v@wanadoo.fr [archive] . Mon salut à Wilfred HELMINGER qui est un passionné, comme moi. Vincent WEILER

S R.

43 months ago
Score 0
Je suis passé à proximité de cet immeuble il y a quelques jours et j’ai pu voir le lansquenet à son emplacement habituel. Je suppose qu'il n’est pas visible sur la vue inclinée Google Maps non pas parce qu’il a été déplacé, mais parce qu’il est trop fin pour y être présent.

Wilfred HELMLINGER

43 months ago
Score 0
Merci, Fabien, pour tous ces renseignements ! C'est bien motivant pour consulter le dossier (à la mi-août, si tout va bien).

Fabien Romary

43 months ago
Score 0

J'ai ajouté quelques infos ainsi qu'une carte postale ou le Lansquenet est bien visible (il faut zoomer).

Tu trouveras des photos prisent depuis le quai Turckheim ici : http://thier...ce-06-04.pdf [archive] (pp73-75)

Le Lansquenet a dû être démonté depuis plusieurs mois car il n'est pas visible sur la vue incliné proposé par google maps (daté de 2016) :

https://www....!4d7.7373656 [archive]

Wilfred HELMLINGER

43 months ago
Score 0
L'immeuble date sans doute plutôt de la fin des années 1880, puisque le dossier du 7, Faubourg National s'ouvre en 1888, et qu'on trouve déjà l'immeuble dans l'annuaire d'adresses de 1890 (sous Weissthurmstrasse 7). J'envisage de consulter le dossier au creux de l'été. Mais je me questionne sur la statue du lansquenet. On ne la voit strictement pas sur la photo de la façade sur rue. Où est-elle exactement située ? L'"histoire" de la réalisation de cette photo aurait aussi été intéressante...