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Cathédrale Notre Dame de Strasbourg (Strasbourg)

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2 Place de la Cathédrale

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Date de construction 1015-1180
Structure Lieu de culte (église, temple, synagogue, mosquée)
Courant architectural ottonien

Date de construction 1180-1210
Courant architectural Roman

Date de construction 1225-1439
Architecte Erwin de Steinbach
Johannes Gerlach
Michel de Fribourg
Ulrich d'Ensingen
Jean Hultz
Courant architectural gothique

Date de construction 1744-1782
Courant architectural néogothique

Date de construction, réparation 1873-1879
Architecte Gustave Klotz
Courant architectural néogothique
néoroman

Date de restauration, conservation 1906-1913
Architecte Johann Knauth
Robert Danis

Date de restauration, conservation 2000-2004
Courant architectural néogothique
Consultez les 43 actualités de l'adresse


La cathédrale de Strasbourg avec sa flèche unique de 142 mètres est le plus haut monument et le plus célèbre de la ville.

plan masse avec indications chronologiques (d’après Roger LEHNI)

Sur un sol mou, argileux, on a enfoncé des pieux de bois puis un mur de fondations. Les édifices se succèdent, de plus en plus lourds, reprenant d’anciens tracés. Ces chantiers ont tous été parmi les plus remarquables de l’Empire Germanique tant par les dimensions des édifices que par la puissance de leurs architectures1.

Cathédrale ottonienne

Date 1015-1180

La cathédrale ottonienne, une des plus grandes de l’Empire Germanique, a été entreprise en 1015 dans le style roman, par l’évêque Werner, de la famille des Habsbourg. C’est une basilique couverte d’un plafond de bois. Plusieurs incendies la ravagent. Ne subsiste même pas la crypte : la salle a été reconstruite vers 1120 (1150 pour la partie ouest). Seuls deux grands pilastres dans la crypte et des fondations dégagées fin XIXe siècle sous la chapelle Saint Laurent, témoignent de la crypte de 1015.

La cathédrale romane (1180-1210)

Date 1180-1210

À partir de 1180, un projet ambitieux de reconstruction et de modernisation (en style roman) des parties orientales de la cathédrale est entamé en préservant les anciennes fondations. Des voûtes en pierre se substituent aux anciens plafonds charpentés2.

Le vaste chœur, la coupole octogonale du transept, le puissant pilier du croisillon nord et l’élégante arcade des fronts baptismaux, témoignent de l’ampleur du chantier. De cette époque date les vitraux des empereurs (remontés dans les deux fenêtres ouest du bas-côté nord de la nef gothique) et la création de l’œuvre Notre-Dame.

Coupole sur trompes en brique

Sa couverture a été plusieurs fois modifiée : en forme de mitre d’évêque jusqu’à l’incendie de 1759, puis d’un cône tronqué (où on a installé un télégraphe Chappe en 1798, démonté en 1852) enfin une tour de style néo-roman dite « Tour Klotz » 1878 – 1879.

En 2019, la coupole est en cours de restauration.

Arcade des fronts baptismaux

L’arcade des fronts baptismaux, de style roman, vers 1160-1170, indique l’emplacement de l’autel de l’église paroissiale de l’époque qui occupait le transept nord. « Au Moyen-Age, la chapelle Saint-Laurent était dédiée à Saint Martin, tandis que l’église paroissiale occupait l’espace du transept nord. L’église paroissiale fut agrandie avec l’actuelle sacristie située vers le portail Saint Laurent. Plus tard, en 1698, l’église paroissiale prend la place de la chapelle Saint Martin qui change alors de nom »3.

Les fronts baptismaux sont plus tardifs : de style gothique flamboyants, réalisé en 1453 par Josse Dotzinger (voir « Mobilier »)

Œuvre Notre-Dame

L'évêque de Strasbourg et le chapitre de la cathédrale fondent l'Œuvre Notre-Dame au début du XIIIe siècle pour gérer les dons, les legs et organiser le chantier de reconstruction de la cathédrale romane. Nonobstant les aléas de l'Histoire (guerres et des changements de nationalité), le statut de la Fondation de l'Œuvre Notre-Dame ne sera pas remis en question.

La Fondation de l'Œuvre Notre-Dame a depuis 1999 (convention cadre entre l'État et la Fondation) le statut de maître d'ouvrage délégué pour certains chantiers d'entretien, de conservation et de restauration de la cathédrale. La maîtrise d'œuvre des opérations est assurée par un Architecte en Chef des Monuments Historiques, depuis 2013 Pierre-Yves Caillault est chargé de cette mission.

La mission première de la Fondation est l'entretien, la conservation et la restauration de la cathédrale de Strasbourg. L'œuvre Notre-Dame a tous les plans de la cathédrale, c’est une des richesses particulières à Strasbourg : un des fonds documentaires les plus importants d'Europe. L'œuvre Notre-Dame est le seul atelier en France qui soit rattaché à une cathédrale. Elle est aujourd'hui une institution unique en France. La maison actuelle est divisée en deux bâtiments : l'aile gothique du musée de l'Œuvre Notre Dame ainsi qu'une autre renaissance de 1582.

La cathédrale gothique (1210-1439)

Date 1210-1439
Architecte Erwin de Steinbach
Johannes Gerlach
Michel de Fribourg
Ulrich d'Ensingen
Jean Hultz

« Du roman germanique au gothique francilien » dit-on, quoique la réalité soit plus complexe, Strasbourg faisant toujours preuve d’originalité.

Vers 1210 des architectes, venus d’Ile de France ou Champagne, introduisent le style gothique sur le plan roman du croisillon sud, modifiant le pilier central dit « Pilier des Anges » et le portail sud (voir « Mobilier »). « La consécration à Sens, en 1207, de l’évêque de Strasbourg, Henri de Veringen, alors que la cathédrale gothique y est en pleine construction, n’est certainement pas étrangère à l’arrivée de ce maître d’Ile de France en Alsace. La cathédrale de Strasbourg est d’ailleurs un des tout premiers édifices à adopter les principes gothiques dans le Saint Empire romain germanique. »4.

L’ancienne nef romane plafonnée est remplacée par une nef de pur style gothique avec voûte en pierre achevée en 1275, soit en une cinquantaine d’années, rapidement ce qui lui donne sa remarquable unité. Hauteur et largeur sont dans un rapport de 1 à 2 (16 et 32 m). La largeur inhabituelle des bas-côtés a été déterminée par la réutilisation des fondations de la basilique du XIe siècle. Les trois travées orientales sont un peu plus larges que les quatre suivantes. On avait d’abord prévu une nef plus longue puis après avoir décidé de maintenir la façade romane on a resserré les quatre travées occidentales. Peu après est construit un jubé (disparu) à l’entrée de la nef5.

En 1262 suite à la bataille de Hausbergen, l’évêque de Strasbourg perd la gestion de la cathédrale a profit de la municipalité. Un exemple rare de cathédrale devenue maison municipale. Statut qui explique la présence sur la façade occidentale d’un beffroi (1372-1399).

En septembre 1275 la nef est achevée, c’est la première date certaine de la construction de la cathédrale. Le 25 mai 1277, moins de deux ans après, l’évêque Conrad de Lichtenberg (tombeau dans la chapelle Saint Jean) pose la première pierre du massif occidental (achevé en 1439).

L'apport d'Erwin de Steinbach

L’aspect actuel est dû aux changements de parti successifs : conçue sur le modèle des cathédrales françaises à deux tours, la façade de Strasbourg finit par dresser une flèche unique au-dessus d’un énorme massif occidental, conformément à un type germanique de la fin du Moyen-Age6.

Le plan dit « plan B » vers 1284, indique l’ambitieux projet : trois portails, deux tours à trois niveaux surmontés de flèches. Les divisions horizontales y sont sacrifiées aux lignes ascendantes tandis que les surfaces s’effacent derrière un écran d’arcatures et de réseaux tendu devant un mur nu. Il est attribué à Erwin de Steinbach dont l’activité est attestée entre 1293 et 1318, sans que l’on sache si ce fut celle d’un administrateur ou d’un constructeur. Son fils, Jean, achève probablement le second étage avec la grande rose vers 1339.

L'apport de Johannes Gerlach

Johannes Gerlach, neveu du précédent, élève le troisième étage en s’écartant du projet initial7.

Entre 1340 et 1347 maître Gerlach réalise la chapelle Sainte Catherine, chapelle funéraire de l’évêque Berthold de Bucheck. « Aboutissement du gothique rayonnant (c’est) une architecture « totale » mêlant architecture, sculpture et vitrail dans une virtuose conception d’ensemble… Les vitraux, représentant les douze apôtres et deux saintes dans un décor architecturé dessiné de baldaquins vertigineux, renvoient aux nombreux motifs des réseaux de pierre des fenêtres elles-mêmes. »8. Les voûtes d’origine au motif en étoile et à clefs pendantes, ont été reconstruites à partir de 1542 avec un motif en filet.

En 1371, à la disparition de Gerlach, la façade présente trois portails, deux tours à toits plats.

L'apport de Michel de Fribourg

La mode des beffrois municipaux s’impose. La municipalité de Strasbourg qui gère la cathédrale, emploie l’espace entre les deux tours pour y construire un beffroi avec principalement Michel de Fribourg de 1371 à 1399. Les cloches n’y seront installées qu'en 1521 après un incendie dans la tour sud où elles étaient logées. Ce nouvel édifice n’a pas de murs qui s’appuient sur les tours, isolant les vibrations des cloches. Le style de sa façade tranche avec l’ornementation générale de la façade.

L'apport d'Ulrich d'Ensingen

Au début du XVe siècle, on assiste à une course à la hauteur dans les villes de l’Empire. A Strasbourg, la haute tour érigée sur la partie nord du massif occidental et qu’on peut apercevoir de si loin, a huit pans. Les quatre escaliers qui la borne, lui donne une silhouette carrée. C’est l’œuvre d’Ulrich d’Ensingen, l’architecte de Ulm de style gothique flamboyant. Celui-ci meurt en 1419.

L'apport de Jean Hultz

L'adjoint et successeur d'Ensingen, Jean Hultz, achève l’octogone avec un petit étage plus sobre et se lance dans une démonstration époustouflante d’architecture optique qui forcera l’admiration de l’Europe. Les clochetons ajourés de la flèche donnent l’illusion d’une ligne continue. Achevée en 1439, à 142 m, ce sera l’édifice le plus haut de la Chrétienté. Strasbourg obtient alors l’enviable distinction de « Loge suprême du Saint Empire romain germanique ». Le maître d'œuvre de Strasbourg devient alors juge suprême de toutes les autres loges dont celles de Cologne, Vienne et Berne (statut abrogé en 1727).

Une seconde flèche pour la cathédrale de Strasbourg a été un temps envisagée. Une tourelle de quelques mètres, érigée à l’angle sud-ouest de la plateforme, en témoigne (démolie en 1782). « Cependant la mort de Jean Hultz en 1449, un grave incendie en 1459, le début d’une période de troubles importants dans la région, ont dû retarder la mise en oeuvre de cette nouvelle tour.»9.

Renaissance

Un vrai changement s’opère au début du XVIe siècle : à compter de ce moment, la nécessité continuelle des restaurations va prévaloir sur la création architecturale10.

XVIIIème

Date XVIIIème
Architecte Joseph Massol
Jean-Laurent Goetz

Au XVIIIe siècle, l’architecte Joseph Massol auteur de beaux hôtels baroques à Strasbourg édifie dans la cathédrale une charmante sacristie dite du Grand Chapitre en 1744. De plan octogonal, toute blanche, avec un plafond à moulures dorées et décorée de pilastres ioniques. Visible de l’extérieur, à gauche du portail Saint Laurent, elle ne se visite pas.

De 1772 à 1776 l’architecte Jean-Laurent Goetz fait cacher sur le pourtour de la cathédrale dix-huit boutiques derrière des galeries néo-gothique.

les anciennes boutiques, dessin de Jean-Laurent GOETZ, 1771


Ne subsiste de ces boutiques la caisse d’accès aux tours (façade sud). Cette tentative d’harmonisation archéologique est entreprise l’année même où Goethe, dans son essai sur la cathédrale de Strasbourg, s’efforçait de réhabiliter l’architecture gothique. Une attitude nouvelle de respect pour les œuvres du Moyen-Age, un trait déjà préromantique11

Sur la plateforme à 60 m de haut, l’actuelle maison des gardiens date de 1782 construite sous la direction de l’architecte Goetz.

Une première maison des gardiens aurait été installée en 1372. La plus ancienne mention date de 1566. Les maisons d’avant 1782 étaient bien plus grandes et à colombages. Les gardiens avaient trois tâches : le levage avec le treuil qui occupe le cœur de la maison, le guet et la lutte contre les incendies (fenêtres sur les quatre côtés), enfin l’entretien de l’horloge publique. Une scénographie dans le bâtiment rappelant ces fonctions sera visible dès l’été 2019.

XIXème

Date XIXème
Architecte Gustave Klotz

Pendant le siège de 1870 la cathédrale subit de nombreux dégâts. Plusieurs travaux sont réalisés par l’architecte de l’œuvre Notre-Dame, Gustave KLOTZ :

Toiture du vaisseau central

Klotz rétablit en 1873 la toiture détruite du vaisseau central en reconstruisant la charpente en bois et la couverture en cuivre (la charpente est divisée en trois tronçons : les secteurs sont séparés par des murs et des portes coupe-feu).

Tour Klotz

Klotz remplace aussi l’ancien couronnement de la tour de la croisée du transept par la « Tour Klotz » de style néo-roman (1878 – 1879) en accord avec les parties orientales (romanes) de la cathédrale. De la même époque et du même style néo-roman sont les statues devant le portail sud, Erwin de Steinbach (architecte des portails du massif occidental) et sa (supposée) fille Sabine (qui aurait soit sculpté soit subventionné les figures de ces portails) par Philippe Grass (mort en 1876).

XXème

Date XXème
Architecte Johann Knauth
Robert Danis


Johann Knauth est l'auteur en 1904 de l'agréable vestibule néo-gothique12, avec ses voûtains ajourés, sur le flanc gauche de la cathédrale. Il renferme au niveau des voûtes de nombreux symboles maçonniques et de curieux personnages sculptés.

Voir l'intérieur du vestibule13


Début XXe siècle la tour nord alourdie par la flèche s‘incline et menace de tomber sur la nef. En 1906, l'architecte Johann Knauth commença ses recherches, qui confirmèrent l’imminence de la catastrophe. En 1912, on ferma donc provisoirement la nef par une palissade. Knauth commença la reprise des fondations de la tour en sous-œuvre, en injectant 2000 litres de béton. L'opération fut terminée une vingtaine d'années plus tard avec la participation de l'architecte Robert Danis (1926)14.

« C’est en 1911 que le projet de renouvellement total des fondations sous le grand pilier (nord) est approuvé par l’administration. Ces grands travaux de sauvetage de la cathédrale, exceptionnels pour l’époque, consistent dans un premier temps à corseter le grand pilier par un cerclage en béton armé. On procède ensuite au démontage des fondations en sous-œuvre, en maintenant le pilier en place à l’aide de presses hydrauliques. Enfin, une gigantesque plateforme en béton vient remplacer les fondations ottoniennes et gothiques. Le pilier ainsi stabilisé, la cathédrale est sauvée »15.

Une plaque apposée en 2014 sur le bâtiment de la Poste rappelle l'intervention de Knauth16.

En 1944, c'est la tour Klotz, construite après 1870, qui fut gravement endommagée et des voûtes furent crevées. Mais à chaque fois, la cathédrale de Strasbourg fut restaurée, reconstruite.

du début XXIème à aujourd'hui

Date XXIème

Entre 2000 et 2004, travaux de restauration-conservation de la flèche. Ils ont nécessité un échafaudage de 42 m de haut composé de vingt étages. « La conservation est le plus possible privilégiée. Les travaux se poursuivent ensuite sur l’octogone et sa voûte festonnée, alors que les ateliers de taille de pierre et sculpture font en 2005 leur retour aux abords de la cathédrale, les interventions en conservation se déroulant en majorité sur l’édifice. »17.

Sources

  • Site Œuvre Notre-Dame [archive]
  • Site Joconde (mobilier) [archive]
  • LEHNI Roger, « La cathédrale de Strasbourg », guide du visiteur Delta 2000
  • MULLER François, La cathédrale de Strasbourg en questions, Editions du Signe, 2018
  • « Bâtisseurs de cathédrale, Strasbourg mille ans de chantiers », Ed Nuée Bleue DNA, 2014

Lien externe

Liens internes

Références

  1. Le chœur (1180-1190) s’inspire de celui de la cathédrale de WORMS, haut lieux du pouvoir impérial, le transept nord de la cathédrale de SPIRE la plus grande et la plus grandiose des cathédrales romanes de l’Empire, le bras sud du transept est dans l’esprit des grands chantiers de Champagne, la nef strasbourgeoise est la plus importante création gothique du Saint-Empire, au milieu du XIIIe siècle. Le massif occidental est une des plus imposantes manifestations de l'art gothique en Europe. (cf. site de l’œuvre Notre Dame, OND / histoire de la cathédrale / les grandes étapes [archive])
  2. http://www.oeuvre-notre-dame.org/web/ond/cathedrale-de-strasbourg/histoire-cathedrale/grandes-etapes/1180-1230-cathedrale-romane-cathedrale-gothique [archive] consulté le 06/06/2019
  3. MULLER François, « La cathédrale de Strasbourg en questions », Editions du Signe, 2018, p. 19
  4. « Bâtisseurs de cathédrale, Strasbourg mille ans de chantiers », œuvre collective, Editions La Nuée Bleue, Strasbourg, 2014, p. 27
  5. LEHNI Roger, « La cathédrale de Strasbourg, guide du visiteur », S.A.E.P., 1983, p 18 et 19
  6. LEHNI Roger, « La cathédrale de Strasbourg, guide du visiteur », S.A.E.P., 1983, p31
  7. LEHNI Roger, « La cathédrale de Strasbourg, guide du visiteur », S.A.E.P., 1983, p34
  8. « Bâtisseurs de cathédrale, Strasbourg mille ans de chantiers », œuvre collective, Editions La Nuée Bleue, Strasbourg, 2014, p. 50
  9. « Bâtisseurs de cathédrale, Strasbourg mille ans de chantiers », œuvre collective, Editions La Nuée Bleue, Strasbourg, 2014, p65
  10. « Bâtisseurs de cathédrale, Strasbourg mille ans de chantiers », œuvre collective, Editions La Nuée Bleue, Strasbourg, 2014, p70
  11. LEHNI Roger, « La cathédrale de Strasbourg, guide du visiteur », S.A.E.P., 1983, p31
  12. d'après les recherches de Pierre Jacob, agrégé d'histoire, sur le site du Lycée Marcel Rudloff, consulté le 29/01/2018 [archive]
  13. Strasbourg 1900 - Naissance d'une capitale (p209
  14. Strasbourg 1900 - Naissance d'une capitale (Livre) - p209
  15. « Bâtisseurs de cathédrale, Strasbourg mille ans de chantiers », œuvre collective, Editions La Nuée Bleue, Strasbourg, 2014, p. 94
  16. MULLER, François, « La cathédrale en question », éditions du Signe, 2018, p. 39
  17. « Bâtisseurs de cathédrale, Strasbourg mille ans de chantiers », œuvre collective, Editions La Nuée Bleue, Strasbourg, 2014, p. 27

Contribute to this article

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Anne-françoise auberger

19 days ago
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Passionnant en effet car inédit pour moi, et plein de bon sens finalement, merci pour cette contribution !

Wilfred HELMLINGER

21 days ago
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Merci pour ce long commentaire qui passionnera à coup sûr tous les amoureux de la Cathédrale de Strasbourg !

Blue Jug

21 days ago
Score 0

Je tiens à commenter un point sur les deux tours mentionnées au sous chapitre "l'apport de Jean Hultz" 2ème paragraphe. Que le projet initial est été envisagé avec une ou deux tours est probable et possible AVANT la construction. Mais lorsque le choix a été fait, LES PLANS SONT ARRETES ET CONCUS POUR UNE SEULE TOUR. Quand vous allez sur place, ou que vous regardez les précis de sections des piliers, vous vous apercevez tout de suite que les piliers supportant la tour sont plus gros que les autres. Dès lors, le CENTRE DE GRAVITE est déplacé (environ 1,50m coté tour). Si vous rajoutez une AUTRE TOUR, le déséquilibre sera immédiat et l'instabilité évidente. Les architectes se basaient sur des calculs, les constructeurs sur des proportions, les rapprochements n'étaient pas toujours cousus de fils blancs. Mais l'imagination visant à faire émerger une seconde tour EN COURS DE ROUTE est irréalisable ! Les plans de masse ont pris en compte la densité de la pierre, le travail statique et L'ABSENCE DE SYMETRIE a obligé le calcul des "noeuds d'assemblage" sur le nouveau CENTRE DE GRAVITE, tout ceci est vérifiable sur place. Sont mis de coté dans cette élaboration, les statues, les joints en feuilles au plomb (pour la dilatation), les renforts de ferraille (pour les pièces en saillies), les équipements divers. Pour toutes ces inconnues, il est induit un coefficient de surcharge dans la taille des blocs mais c'est tout (et c'est déjà pas mal). A ce stade, une seconde tour aurait faussé ces calculs, en plus de faire face à une nouvelle prise au vent et à de nouveaux efforts dynamiques qui se combinent avec pareil hauteur. C'est vrai qu'il y a eu un essai de réalisation dans le temps ( quelques mètres d'escalier ont été posés à la place de la maison des gardiens, heureusement cela n'a pas aboutit, c'eût été la catastrophe ! ) peut être s'agissait il d'un "montage à blanc" pour une raison ignorée. En cours de chantier il y a souvent des initiatives nouvelles.

Quand au sol, il a fallu le stabiliser au maximum sur une profondeur et un champ de surface qui fallait déterminer, en faisant appel aux ingénieurs de l'époque.

Le génie militaire Romain faisait des brûler des troncs droits pour les rendre imputrescible, préalablement taillés en pieux, pour ensuite les rentrer verticalement (plus ou moins serrés, plus ou moins profond) dans un limon argilo-pilleux afin de pouvoir réaliser dessus, des semelles de fondations en couches successives. L'hydrographie de Strasbourg à l'époque n'était pas propice à la stabilité d'un tel ouvrage, on a donc réalisé un travail de canaux d'assèchement en étoile ( un plan de réseaux souterrains existe certainement) pour l'évacuation en cas de montée de l'eau. Il est probable que la ceinture d'eau en ville y soit (aussi) pour quelque chose, cela mériterait de revoir sous un autre angle, les plans d'époque de la ville et d'en retrouver toutes les écluses.

Roland burckel

39 months ago
Score 0
J'ai supprimé "vu sur la cathédrale et la photo s'est remise au pont d'Auvergne

Fabien Romary

39 months ago
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Déplacer les photos en bidouillant serait pire que de laisser tel qu'elle donc en attendant il ne faut toucher à rien pour ces photos mal positionné. Le problème se pose sur de nombreuses fiches ou il y a des photos "vue sur" "pris depuis"

Fabien Romary

39 months ago
Score 0
Si toujours les problèmes de "vue sur" "pris depuis". On ne peux rien faire avant correction informatique. Patience...

Anne-françoise auberger

39 months ago
Score 0
N'y a-t-il pas un problème de photo pour l'évènement "buste de Lezay Marnésia" ?

Fabien Romary

39 months ago
Score 0
Article rue89strasbourg : les 8 savoirs indispensables sur la cathédrale de Strasbourg. Article en lien avec les festivités du millénaire. Voir l'article [archive]

Roland burckel

39 months ago
Score 0
La maquette de la Cathédrale romane est exposée dans la nef avec un texte d'accompagnement uniquement en français. Les nombreux touristes étrangers se posent des questions devant cette maquette. Il faudrait au moins une traduction allemande et anglaise.

Anne-françoise auberger

39 months ago
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Grand messe d'ouverture du millénaire des fondations de la cathédrale, ce dimanche 7 septembre à 14H301

Anne-françoise auberger

39 months ago
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Comment travaillent les sculpteurs et tailleurs de pierre qui entretiennent et restaurent la cathédrale depuis toujours, c'est à lire dans les DNA du 24/08/2014 [archive];

Avec une intéressante photo de la maquette de la première basilique de 1015, telle qu'on peut l'imaginer.

Jocelyne BOES

39 months ago
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Le 4/8/2014, lire l'article d'Ophélie Gobinet sur Rue 89 Strasbourg [archive] : "La Cathédrale: un chantier sans fin ?".

Wilfred HELMLINGER

39 months ago
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J'étais également très déçu après l'avoir consulté. Je pense que l'Allemand qui s'intéresse à la Cathédrale de Strasbourg saura déjà apprécier toutes les images qu'il trouvera sur archi-strasbourg, en attendant la version allemande ! De toutes les façons, après avoir été obligé de scinder les fiches de la Cathédrale, il n'est pas judicieux, me semble-t-il, de les surcharger à nouveau !

Johannes Honigmann

39 months ago
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Je me suis permis de supprimer le lien vers une page allemande au demeurant peu sérieuse qui affirme notamment que la hauteur de la tour serait "d'environ 140 m"...

Roland burckel

39 months ago
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Et pour le millénaire des fondations de la cathédrale, la galerie du chevet, donnant sur la cour du Grand Séminaire, sera accessible (DNA du 23-2-2014)

Anne-françoise auberger

39 months ago
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Nouvelle "mise en lumière" de la cathédrale d'ici septembre 2015, qui mettra en valeur les détails architecturaux, grâce à 600 leds peu énergivores, pour un coût de 2,13 millions d'euros.

DNA du 22/02/2014 [archive]

Anne-françoise auberger

39 months ago
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Pour les passionnés,"Les fondations et les particularités structurelles de la cathédrale", une conférence de Bruno-Gilbert Royet, architecte, ce soir 20 novembre à la CCI à 18H15.

Roland burckel

39 months ago
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Tranches de cathédrale (une série d'articles estivaux sur la construction de la Cathédrale) :

- 4 millions de têtes en l'air, sujet du 2e volet (DNA du 26/7/2013) [archive]

- Quand la pierre se fait parole, sujet du 3e volet (DNA du 2/8/2013) [archive]

- Vitraux et arcs-boutants, c'est le sujet du 4ème volet (DNA du 9/8/2013) [archive]

- Tranches de Cathédrale (5e article) le beffroi ( DNA du 16/8/2013) [archive]

- L'article sur la tour, les différentes hypothèses concernant la question classique : pourquoi une seule tour? (DNA du 23/8/2013) [archive]

- Tranches de cathédrale : la plate-forme et la tour octogonale, sujet du 6ème volet, assorti d'un texte instructif sur (DNA du 23/8/2013) [archive]

- La flèche, thème du septième (et dernier!) volet du dossier consacré aux différentes "tranches" de la cathédrale (DNA du 30/8/2013) [archive]

- Pour l'article sur les poètes et la cathédrale c'est à lire ici (DNA du 30/8/2013) [archive]

Roland burckel

39 months ago
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Wilfred, J'ai modifié la présentation de la page concernant l'extérieur de la cathédrale.

Wilfred HELMLINGER

39 months ago
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Moi aussi, j'apprécie les excellentes contributions des DNA concernant le domaine de l'architecture et je les lis quotidiennement ! Mais, comme je les achète au numéro, j'ai raté ceux qui sont parus pendant l'été. On ne peut pas avoir le beurre et l'argent du beurre, comme on dit !

Anne-françoise auberger

39 months ago
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C'est vrai que la fiche "cathédrale" devient vertigineuse mais s'il en fallait une...

Quant au renvoi sur les DNA, elles sont une source précieuse et quasi quotidienne d'information dont nous ne pouvons nous passer; par contre, faut-il faire des résumés plus fournis pour nos lecteurs qui n'y ont pas accès?

Roland burckel

39 months ago
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Je suis d'accord avec toi, il y a trop d'articles, et je pense depuis un moment à modifier l'ensemble des pages sur la Cathédrale.

Et je ne fait pas de pub, je signale uniquement que les DNA ont des articles intéressants.

Wilfred HELMLINGER

39 months ago
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Les liens proposés ne sont accessibles que pour les abonnés! Tu fais de la pub pour les DNA, Roland ? Par ailleurs, j'ai compté pas moins de 58 événements pour notre chère cathédrale. On atteint des "sommets", mais est-ce encore "lisible" ?

Anne-françoise auberger

39 months ago
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Projections en plein air du documentaire "Le Défi des bâtisseurs" sur le parvis de la cathédrale;

Aujourd'hui 24 et demain 25 à 17H25, 19H30 et 20H55.2

Jean-Daniel Lohner

39 months ago
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Dans le livre La Cathédrale de Strasbourg de Michel Zehnacker page 89 nous écrit:Le 7 septembre 1275,jour de la Nativité de la Vierge,eut lieu la cérémonie de la consécration de le nef.

É. C.

39 months ago
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Au fait la date de la fête a variée au cours du temps. Après le retour de la cathédrale au culte catholique, c'est ce retour qui était commémoré (23 octobre si je me souviens bien) mais depuis les années 1960 on commémore de nouveau la consécration de la nef.

É. C.

39 months ago
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À propos de la date de la dédicace de la cathédrale, elle est de nos jours fêtée le 7 septembre (inauguration de la nef par Conrad de Lichtenberg¹ le 7 septembre 1275 [archive]). Or dans la bande dessinée «historique» Une cathédrale à travers les siècles (T. Wintzner, F. Keller ; éditions du signe) ils mentionnent le 29 août, la Saint Adelphe… C'est d'autant plus étrange que la Saint Adelphe est de nos jours fêtée le 11 septembre [archive].

Qu'en pense les experts d'archi-strasbourg ? Est ce que la date anniversaire de la dédicace a été déplacée ou alors une confusion ? Est ce que la Saint Adelphe a pu bouger au cours du temps ? Ou alors est-ce simplement une coquille dans la bande dessinée ?

¹ : l'évêque dont le gisant est chapelle Saint Jean Baptiste.

Roland burckel

39 months ago
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C'était l'équinoxe de printemps le 20.On peut encore voir le rayon vert se déplacer sur la chaire et éclairer certaines statues entre 11h30 et midi.