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20 rue des Serruriers (Strasbourg)

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20 rue des Serruriers

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Date de construction 1746
Architecte Gaspard Théodore Rabaliatti
Structure Immeuble
Courant architectural régence
rococo

Date de rénovation 15/6/2017

Inscription à l'Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques 16/7/1987
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Ancienne Maison Richard1

Date 1746
Architecte Gaspard Théodore Rabaliatti

Historique

Immeuble de trois étages à l'angle avec la rue de l'Epine, construit en 1746 par le maître maçon Gaspard Théodore Rabaliatti pour le conseiller et marchand Pierre Richard et son épouse Marie Agathe Baud1.

Contrairement à ce qui est écrit dans certaines sources2, il ne s'agit pas de l'ancien hôtel du négociant Jean-Daniel Braun qui était situé au n°12 ,et qui a été détruit lors de la Grande Percée1.

Le graveur Charles Muller (1840-1914) s'établit dans cet hôtel, le léguera à la Société des amis des arts, fondée en 1832 et devenue Société des amis des arts et des musées.

Le bâtiment a été entièrement rénové après 1987.

Descriptif architectural

La façade vers la rue des Serruriers est la plus soignée. Elle compte sept travées de fenêtres. Ces dernières ont des arcs en anse de panier au premier et au deuxième étage, et des linteaux en forme d'arc surbaissé au troisième étage. Un balcon à garde-corps à volutes en fer forgé comportant un monogramme surmonte la porte cochère au niveau de la travée centrale. La baie qui y donne accès est ornée d'un décor rococo dans les coins supérieurs, et d'un mascaron représentant peut-être la déesse Junon1.

La façade vers la rue de l'Epine compte une travée de moins, et ses fenêtres sont toutes dotées de linteaux en forme d'arc surbaissé, sans décor particulier. Seules les fenêtres du premier et du deuxième étage vers la rue des Serruriers sont dotées de garde-corps à volutes.

Un chaînage d'angle à refends arrondi orné d'un cartouche sous la corniche vient marquer l'angle, tandis que d'autres chaînages à refends délimitent la travée centrale et marquent les extrémités du bâtiment.

Belle synthèse du rococo strasbourgeois issu du style Régence (ordonnance des parties) et de la rocaille3.

Inscription aux Monuments Historiques4

Date 16/7/1987

Inscrit sur l'inventaire des Monuments Historiques : le 16 juillet 1987

Ancien hôtel Braun : à l’extérieur : façades et toitures donnant sur la rue des Serruriers et la rue de l’Epine (à l’exclusion des deux vitrines au rez-de-chaussée de la rue des serruriers) ; façades et toitures donnant sur la cour intérieure ; à l’intérieur : escalier à balustres en bois ; au premier étage : salon Théophile-Schuler (boiseries en totalité et parquet Versailles), salon Adolphe-Seyboth (boiseries en totalité et parquet Versailles), salon J.F.-Buch (boiseries en totalité, parquet Versailles et cheminée en grès avec son trumeau peint) ; au deuxième étage : salon Hugo-et-Hans-Haug (boiseries anciennes en totalité et cheminée en grès), salon Goguel-Schoop (boiseries en totalité), salon Charles-Muller (boiseries en totalité), salon Louis-Philippe (boiseries anciennes en totalité)4

Rénovation

Date 15/6/2017

Les travaux de rénovation de la toiture, d'un coût de 250 000 Euros5 sont terminés

Après rénovation - État 2020

Références

  1. a b c et d Les Mascarons de Strasbourg [archive] Brigitte Parent, Les Mascarons de Strasbourg, "Serruriers (rue des ) n°20", consulté le 7/8/2020
  2. par exemple Balades Strasbourgeoises (Livre)
  3. Balades Strasbourgeoises (Livre)
  4. a et b Mérimée_(site_internet) Notice Mérimée PA00085047 [archive] consulté le 7/8/2020
  5. DNA du 6/4/2017 [archive]

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Jean-Michel Wendling

58 months ago
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La maison a été construite en 1746 pour le marchand catholique d’origine savoyarde Pierre Richard et pour Marie Agathe Baud qui l’ont achetée en 1737. Pierre Richard est autorisé à rectifier l’alignement de la rue à cet endroit pour construire sa nouvelle maison. Quant à Daniel Braun, il possédait une autre maison d’angle, détruite lors de la grande percée. Quand Pierre Richard fait faillite (1761), la maison est achetée par le préteur royal Jean Baptiste Denis de Regemorte qui la revend en 1763 au marchand Simon Soubry dont les héritiers la vendent et 1803 à Georges Kayser et Marie Anne Kleinpeter.

Il faut donc appeler cette maison la maison Richard et non comme on l’a fait indûment depuis quelques années maison Braun.