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Centre de recherches nucléaires (Strasbourg)

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25 rue Becquerel

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Date de construction 1960
Architecte François Herrenschmidt
Structure Bâtiments publics
Courant architectural contemporain

Date de construction 1999
Il n'y a pas encore d'actualités sur cette adresse


Centre de recherches nucléaires

Date 1960
Architecte François Herrenschmidt

Le 20 mai 1960, le ministre Louis Joxe inaugure le Centre de recherches nucléaires après 3 ans de travaux sous la direction de l'architecte François Herrenschmidt.

Le centre comprend quatre départements: physique nucléaire avec un accélérateur de particules, physique corpusculaire, chimie nucléaire et applications biologiques.

Accélérateur Cockroft - Walton

Date 1999

Reconstruit en 1999 comme monument du passé dans les jardins du campus du Centre de Recherches Nucléaires et qui se trouvait dans le bâtiment construit en 1943 à l'emplacement de la chirurgie A à l' hôpital civil.1.

Le campus fête ses 50 ans

Date 2010

le Campus fête ses 50 ans en 2010.

Créé à l'origine en pleine campagne pour accueillir le centre de recherches nucléaires,il abrite à présent de nombreux laboratoires ainsi que l'Ecole européenne d'ingénieurs en chimie (EPCM)et l'Institut Hubert Curien

Références

  1. Journées du Patrimoine 2014. Visite de l' ancienne pharmacie de l' hôpital

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Jacques lefort

41 months ago
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Cet accélérateur avait fait dès 1945 l'objet de luttes « sanglantes » entre la direction strasbourgeoise de l'hôpital qui souhaite en conserver la propriété et reprendre la fabrication d'isotopes à usage médical et les physiciens nucléaires parisiens dont Joliot-Curie qui voulait récupérer l'accélérateur et l'emporter à Orsay car l'accélérateur dont il disposait à Fontenay était hors d'usage. Une fois partiellement vainqueur, les physiciens parisiens des gens de droite comme Leprince-Ringuet et de Broglie et des communistes comme Joliot-Curie se livrèrent à un nouveau combat pour désigner un directeur pour gérer l'accélérateur strasbourgeois. Finalement le centre qui dépendra du CNRS sera dirigé par un ex-collaborateur de Leprince-Ringuet, Serge Gorodetzky, co-découvreur de la masse du méson mu, une particule cosmique, Il a en juin 1940 sauvé le stock de quelques 10 tonnes de minerai d’uranium français en l’emportant par bateau au Maroc et en le cachant dans une mine de phosphate, en murant une galerie désaffectée dont l’ingénieur des mines truque les plans pour égarer les recherches éventuelles. Cela a permis d’échapper aux vols musclés, d’uranium, plus de 1000 tonnes de minerai, par les américains en 1945, en France, en Belgique et en Allemagne. - Truman prétendait que les USA étaient choisis par Dieu pour détenir seul le feu nucléaire- Comme disait Fatima à Mahomet à propos de la polygamie: ton dieu t’envoie des lois qui t’arrangent bien. Ces quelques tonnes de minerai d’uranium sauvées ont permis à la France de démarrer la première centrale nucléaire Zoé. ‘Goro’ était un homme de caractère mais modeste car je n’ai jamais rien su de ses exploits avant qu’ils n’aient été révélés il y a quelques années par un livre de B. Goldsmidt, « pionniers de l’atome» célèbre atomiste, juif honteusement exclu de l’université en 1941 avec la nouvelle loi Pétain. Goldsmidt a été le préparateur de Marie Curie qui lui a dit à son engagement : « Vous serez mon esclave ». Grâce à son initiation à la distillation fractionnée, il est le premier à isoler le plutonium par solvant, réfugié aux USA pendant la guerre, il était surveillé de près par la CIA qui souhaite son internement, il en sait trop. A l’IRN, on fait des expériences de physique fondamentale. Des mesures de vie moyenne de noyaux atomiques. Beaucoup de mes collègues feront carrière dans la recherche nucléaire: Knipper, Gallmann, Chevalier, Armbruster, Suffer, Sutter, Gerber et 2 capitaines détachés de l’armée Lacombe et Bailliard (+2013) ,un malgré-nous alsacien, enrôlé de force, déporté en Russie qui finira général et président du mémorial de Stuthof, le camps de déportation alsacien. Pour ma part, je travaille faute de place d’octobre 1956 jusqu'en octobre 1959 au sinistre sous-sol du bâtiment de dermato-vénérologie proche du bâtiment de l’accélérateur. Le sous-sol de dermato abrite à côté du labo une énorme génératrice électrique de secours pour tout l’hôpital qui fait un bruit hallucinant quand elle recharge les batteries. Des chats errent et se cognent dans le labo car ils se brûlent les moustaches aux fers à souder qui restent branchés la nuit. On travaille du lundi au samedi midi mais d’autres chercheurs sont moins assidus et se paie 3 ou 4 mois de vacances en douce. La nuit je viens travailler au labo car l’ascenseur du bâtiment dans la journée fait tomber à chaque démarrage la tension secteur de 220 volts à moins de 100 volts, conditions peu propices à des mesures scientifiques délicates. On pouvait aussi allumer curieusement des ampoules en les branchant entre les radiateurs hors d’usage et les cadres métalliques des fenêtres, le sous-sol à peine éclairé par économie car le CNRS n’est pas très riche : on nous alloue en début d’année un bloc de papier et un crayon que nous remets Francis la secrétaire de Gorodetsky. L’accélérateur de particules Cockroft Walton construit par les allemands avant 1944 était le seul accélérateur presque en état en 1945 en France. Il faudra, la honte, demander à l’ingénieur allemand de Phillips de le remettre en route. Pour épater les visiteurs, Gorodetsky tirait au revolver entre les 2 colonnes de l’accélérateur ce qui provoquait une détonation et un éclair impressionnant. Les convalescents de l’hôpital venaient s’asseoir sur un banc le long du bâtiment de l’accélérateur pour prendre le soleil et je ne suis pas sûr que cela ait accéléré leur guérison vu le taux de radiations: Une autre époque: en 1920 on faisait même des liqueurs au radium, les noirs se faisaient blanchir aux rayons X et les ouvrières horlogères léchaient les pinceaux avant d’enduire les aiguilles de montre de radium d’où de terribles cancers de la gorge après quelques années. Du sous-sol du bâtiment de dermatologie annexé par les physiciens faute de place, le mercredi on entendait au-dessus de nos têtes les hurlements des patients qui se faisait brûler des verrues ou subir d’autres horreurs, et le jeudi, c'était le jour de visite médicale obligatoire des prostituées, en vénérologie dont la jeune, blonde au cheveux courts et belle Eve qui officiait le soir en tenue très pittoresque en centre-ville, rue du 22 novembre et que nous retrouvions se bronzant et copinant à la piscine olympique du Wacken en plein air dès le mois de mai, bien fraîche. Moi j’y faisais 1.000 ou parfois 2.000 mètres dos crawlé et du volley-ball.

Un technicien nouvellement embauché à l’IRN, un peu effrayé par la radioactivité, était, comme nous tous, munis d’un film radiologique, dépouillé chaque mois à Paris pour contrôler notre niveau d’exposition nucléaire, méfiant sur la qualité des contrôles, il plaça son film, quelques heures dans un château de plomb abritant une puissante source gamma de Na 22… Après une semaine : coup de téléphone du CNRS annonçant la mort prochaine du technicien, vu le taux de radioactivité mesurée sur le film, Il a été fortement réprimandé.