Loading...

4 rue du Maroquin (Strasbourg)

From Archi-Wiki

4 rue du Maroquin

Image principale



Chargement de la carte...

Date de remontage 1939
Structure Musée
Courant architectural Alsacien (colombage)
Il n'y a pas encore d'actualités sur cette adresse


Construction1

Date 1939

Cette maison à encorbellement se trouvait à l'origine au n°7 rue d'Or, elle a été démontée en 1939 puis remontée pour rejoindre le musée de l'Oeuvre notre Dame, sous l'impulsion du dynamique conservateur des Musées de Strasbourg, Hans Haug.

C'est le percement de la rue de la Première Armée (Grande Percée) qui a nécessité le démontage de la maison.

Les poutres étaient dès l'origine numérotées.

Ces déplacements de maisons étaient fréquents jusqu'au début du XXe.

Type d'immeuble à pans de bois du début du 17e siècle avec ses fenêtres groupées dont les allèges sont décorées d'un réseau à colombages en X.

Une petite tourelle se dresse au milieu du toit2.

Références

Contribute to this article


Comments[edit | edit source]

You are not allowed to post comments.


Raphael PROT

58 months ago
Score 0

Le numéro 7 de la rue d'Or inscrit au titre de monument historique, qui était menacé d'être démoli, comme tant d'autres bâtiments protégés auparavant, a subi un destin tout à fait inédit. En effet, cette bâtisse du XVIIème siècle a été démontée et remontée à l'initiative de Hans Haug conservateur des musées, au numéro 4 de la rue du Maroquin, où elle borde le jardinet du musée de l'Oeuvre Notre-Dame, dont elle fait désormais partie. Pour la démolition et la reconstruction, toutes les poutres ont été conservées, et numérotées pour le ré-assemblage.

Cette opération finalement très fréquente avant le XIXème siècle, fut tout à fait exceptionnelle dans le cadre de la Grande Percée. Un article de Marc Lenossos datant de 1939, résume l'opération : « Ainsi qu'ils ont pu le constater, tout un quartier pittoresque est en train de renaître en plein cœur du Vieux Strasbourg ; D'anciennes demeures surgissent sous les échafaudages de la rue du Maroquin et les Strasbourgeois reconnaissant déjà la façade d'une maison qui leur était chère et qu'ils virent disparaître à regret au numéro 7 de la rue d'Or, lors des travaux de démolition de la Grande Percée. Pieusement, les poutrages sculptés, datant du 17ème siècle ont été recueillis lors de la démolition. Pieusement d'autres poutrages authentiques avaient été collectionnés depuis de longues années. Les reconstitutions strasbourgeoises ne sont points des copies, mais une reconstitution intelligente des motifs architecturaux qui ont pu être sauvés».1

(1870-1939), Dernières Nouvelles, édition allemande.
  1. Strasbourg, réaménagement urbain de l'ancienne forteresse au tournant du 20ème siècle