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Résidence Sainte Marguerite (Strasbourg)

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1a-1b-1c-1d place Hans Jean Arp

Image principale









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Date de construction environ 1998
Structure Immeuble
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Résidence Sainte Marguerite

Date environ 1998

Important édifice longitudinal comportant quatre entrées numérotées "A" "B" "C" et "D" et comportant quelques bureaux en rez-de-chaussée. La destination étant toutefois principalement à vocation d'habitation.

Rien ne semble avoir été laissé au hasard dans la construction de cet immeuble.

L'immeuble est situé parallèlement à la rue de Molsheim, dans l'axe au nord du Musée d'Art Moderne. Ainsi son implantation ne masque pas l'entrée du musée.

Au sol, l'immeuble est porté sur des pilotis, dégageant ainsi une grande partie de son soubassement, et permettant une fluidité pour la circulation à travers la place Hans Arp. Les piétons et cyclistes sont nombreux à passer entre les poteaux.

Au niveau des matériaux, l'imposant bâtiment se fond dans le décor. Les dalles de granit du rez-de-chaussée ainsi que les garde-corps des balcons sont constitués des mêmes matériaux que les dalles de granit du musée voisin. Au sol, la place Hans Arp possède de longue bande de granit rose indiquant la direction du musée, ce qui oblige le regard à regarder en face, sans faire attention à la résidence qui est pourtant bien présente. A quelques pas de là, dans le champ de vision de l'immeuble se trouve le barrage Vauban, en grès rose.

Les balcons sont fort logiquement orientés à l'est, du côté le plus calme, donnant à la fois sur la place Hans Arp et en direction du centre ville, offrant probablement de beaux points de vue dans les étages supérieurs.

A l'ouest, côté rue de Molsheim, c'est une tout autre façade que l'on découvre. Les travées centrales sont simplement crépies de couleurs blanches.

Les angles sont traités différemment, avec au nord, au-dessus de deux niveaux de pilotis, une façade tout de grès, traitée comme un volume biseauté s'avançant fièrement. Au sud le volume est parallélépipédique, soutenu par deux niveaux de pilotis, en encorbellement sur un entresol.

Dans les étages supérieurs on trouve des terrasses en attique, chapeautées par des linteaux en béton alterné entre les deux derniers niveaux formant comme des pergolas abstraites.

Cet immeuble, sophistiqué si l'on en juge ses façades très différentes, a probablement été construit peu de temps après le Musée d'art moderne et contemporain. On imagine aisément que le cahier des charges devait être exigeant et sans doute précis.

Rappelons qu'après la démolition des anciens abattoirs un plan projet urbain global (création d'une Zone Artisanale et Commerciale) prévoyait d'établir des liens étroits entre le musée et l'environnement urbain. Le site devait devenir le prolongement naturel du quartier historique de la Petite France. Mais le projet évolue et donne la priorité au musée1. On peut supposer que cet immeuble, étant donné ses ambitions et sa sophistication, faisait partie de ce projet ambitieux de ZAC qui n'a pas été réalisé.

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Références

  1. Doc. Le projet Architectural du MAMCS par le service éducatif du musée

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