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1-3 rue de la Haute Montée

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Date de construction 1898
Architecte Gustave Krafft
Jules Berninger
Structure Commerces

Date de construction 1925
Architecte Théo Berst

Date de transformation 2011 à 2013
Architecte Christian Biecher
Consultez les 3 actualités de l'adresse


Les noms du grand magasin.1

Date 1898
Architecte Gustave Krafft
Jules Berninger

Le grand magasin Printemps a pour adresse officielle 1-5 rue de la Haute Montée, et le bâtiment actuel est le résultat d'acquisitions et de transformations successives de plusieurs immeubles qui vont du n°1 au n°11. La façade arrière donne sur la rue Thomann, et la façade latérale sur la rue du Noyer.

Côté rue de la Haute Montée, le n°1 et 1bis, puis le n° 3-5, puis les n°7, 9 et 11 ont progressivement été acquis.

Des changements de propriétaires et d'enseignes ont également eu lieu au cours du temps.

Le dossier de la Police des Bâtiments est complexe car il rassemble les documents concernant les différentes adresses.

Parmi ces nombreux documents, citons un plan de 1899 de Berninger et Krafft pour "Fr. Robert" au 3 rue de la Haute Montée (futur n°1 bis).

En 1902, un plan est dessiné pour l'agrandissement d'une vitrine sur la façade arrière du magasin Eugène Robert, qui correspond au 14 rue Thomann (Thomannsgasse).

Sur un autre plan de 1911 de Berninger et Krafft, est montré le projet de réunir les n°1 et 1bis avec le bâtiment du magasin Erlenbach au n°3 et 5 ("der Haüser am Hohen Steg 1 und 1bis (Louvre) mit 3 und 5 ( Erlenbach).

(Le nom des magasins figure entre parenthèses sur le plan)

Construction

Date 1925
Architecte Théo Berst

Le successeur du Grand Magasin du Louvre est devenu les Grandes Galeries. En 1911 les n°3 et 5 de la rue de la Haute Montée sont rachetés par le "Louvre".

Le bâtiment principal des "Grandes Galeries" date de 19252, en 1940 il prend le nom de Elka, puis après la guerre il redevient les Grandes Galeries, et enfin le 1er Août 1979 le magasin du "Printemps".

Cette construction de style moderne, très rare à Strasbourg dans les années 1920, se trouve à l'angle de la rue du Noyer et de la rue de la Haute Montée.

Rénovation complète

Date 2011 à 2013
Architecte Christian Biecher

Le magasin Printemps a été entièrement réhabilité par l'architecte parisien Christian Biecher (originaire de Strasbourg).

La façade a été revêtue d'une tôle d'aluminium légèrement granuleuse de couleur champagne3.

Les immeubles n°7, 9 et 11 rue de la Haute-Montée font partie de l'ensemble réhabilité.

Alors que l'immeuble au n°7 a été démoli, la façade du n°9 a été conservée après restauration (façadisme). En effet, la démolition projetée de la façade du n°9 a fait l'objet d'un recours gracieux pour être préservée et mieux intégrée dans le projet car cette façade du XVIIIème possède de beaux encadrements en pierre avec mascarons typiques de cette période4. Finalement la façade sera réhabilitée mais en grande partie masquée par la nouvelle façade en aluminium. La façade du n°11 a été superbement restaurée et est toujours visible.

Lien interne

Visite guidée

Date 28/10/2013

A l'occasion des Journées de l'Architecture, une visite guidée était organisée en présence d'un membre du cabinet Christian Biecher (ce dernier n'ayant pu se libérer) et de Roland Garcia, sympathique responsable marketing du magasin.

L'occasion d'expliquer aux strasbourgeois ce qui a inspiré cette façade pour le moins controversée :

les poutres métalliques diagonales rappellent les colombages alsaciens, les avancées triangulaires forment des oriels modernes, les angles sont une allusion au pointu de la flèche de la cathédrale;

Dans un registre moins régional, le plissé du revêtement finement anodisé évoque le style Miyaké, mais aussi un rideau que l'on tire.

Le recouvrement de la façade historique voisine a été justifiée par un besoin de perspective équilibrée.

A noter que cet audacieux habillage est totalement réversible, pour ceux qui aimeraient revenir à l'ancienne version...

La façade côté rue du Noyer est en verre et cache les réserves.

Notre guide a insisté sur le fait que l'aménagement intérieur a été rationalisé, la circulation à chaque étage est la même, pour faciliter le repérage des clients.

La surface de vente est restée équivalente, les rayons enfants et papeterie ont toutefois été supprimés, ainsi que le mythique restaurant-salon de thé qui n'était pas rentable; on réfléchit toutefois à une formule de petite restauration.

L'immeuble qui abritait le restaurant et sa terrasse est voué au logement, et ne fait pas partie des murs désormais loués au Printemps.

Au rez-de-chaussée, l'entrée a été rétablie à l'angle, comme au temps du « Louvre », et les clients sont accueillis par une jolie rosace en mosaïque inspirée du magasin parisien et réfléchie par un miroir au plafond. Une autre entrée se fait par la rue de la Haute Montée.

Le bas de la façade a été recouvert de marbre et fait la transition entre le trottoir et l'habillage doré.

Une montée en gamme certaine au niveau des matériaux, à l'image de la nouvelle offre commerciale.

Son esthétique ne laisse pas indifférent, et suscite un débat plutôt bienvenu à Strasbourg.

C'était on l'imagine un des buts à atteindre...

Autres vues sur cette adresse

Vues prises depuis cette adresse

La nouvelle façade, en partie vitrée, et le nouvel agencement intérieur, permettent d'avoir quelques vues intéressantes du 5e étage sur les immeubles et rues environnants.

Références