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Difference between revisions of "Adresse:24 rue Sleidan (Strasbourg)"

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Maison mono-famille comprenant un étage, avec un oriel et une petite terrasse, ainsi qu'un porche d'entrée, à la belle grille d'imposte (ou d'oeil-de-boeuf ?). Elle est dûe à l'architecte Auguste Brion et construite pour Mr. Berger. A noter que cette maison jouxte l'un des exemples typiques de l'Art Nouveau à Strasbourg, le n° 22, également construit par Auguste Brion. L'autorisation de construire date du 2.5.1904 (''die Erbauung eines einstöckigen Einfamilienhauses mit Nebengebäude auf dem Grundstücke des Herr Berger'' ). Sauf erreur la maison est prête dès le mois de septembre de la même année. Malheureusement le dossier de la Police du bätiment ne contient pas de plan ni de dessin qui date de la construction. Au cours du temps, se sont construits à l'arrière un atelier, puis des garages, qu'on s'étonne un peu de trouver, tellement ils ont l'air de "boîtes à oeufs", dans un si bel environnement. Ont-ils servi dans le cadre de la future vocation hôtelière de la maison ?
 
Maison mono-famille comprenant un étage, avec un oriel et une petite terrasse, ainsi qu'un porche d'entrée, à la belle grille d'imposte (ou d'oeil-de-boeuf ?). Elle est dûe à l'architecte Auguste Brion et construite pour Mr. Berger. A noter que cette maison jouxte l'un des exemples typiques de l'Art Nouveau à Strasbourg, le n° 22, également construit par Auguste Brion. L'autorisation de construire date du 2.5.1904 (''die Erbauung eines einstöckigen Einfamilienhauses mit Nebengebäude auf dem Grundstücke des Herr Berger'' ). Sauf erreur la maison est prête dès le mois de septembre de la même année. Malheureusement le dossier de la Police du bätiment ne contient pas de plan ni de dessin qui date de la construction. Au cours du temps, se sont construits à l'arrière un atelier, puis des garages, qu'on s'étonne un peu de trouver, tellement ils ont l'air de "boîtes à oeufs", dans un si bel environnement. Ont-ils servi dans le cadre de la future vocation hôtelière de la maison ?
  
En 1947, en effet, Marie Bohn demande l'autorisation d'exploiter dans cette maison un débit de boissons-pension sous la dénomination "Pension Bohn", avec l'intention d'y débiter bière, vins et eaux de vie. C'est le nom "Zum Wynhaenel" qui est finalement le nom retenu, et c'est encore sous ce nom qu'il existe aujourd'hui, après que l'affaire soit passée de main en main à plusieurs reprises (1955, 1988, etc...). En 1970 il est expliqué que l'expoitation du débit de boissons se fait dans 3 salles au rez-de-chaussée, et que les hôtes sont hébergés dans 8 chambres, dont 3 au 1er étage et 5 au 2ème étage.
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En 1947, en effet, Marie Bohn demande l'autorisation d'exploiter dans cette maison un débit de boissons-pension sous la dénomination "Pension Bohn", avec l'intention d'y débiter bière, vins et eaux de vie. C'est le nom "Zum Wynhaenel" qui est finalement le nom retenu, et c'est sous ce nom qu'il a existé jusqu'à sa fermeture, après que l'affaire soit passée de main en main à plusieurs reprises (1955, 1988, etc...). En 1970 il est expliqué que l'expoitation du débit de boissons se fait dans 3 salles au rez-de-chaussée, et que les hôtes sont hébergés dans 8 chambres, dont 3 au 1er étage et 5 au 2ème étage.
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Aujourd'hui l'immeuble abrite une agence de communication en lieu et place du restaurant, tandis que les étages sont occupés par des logements.
  
 
N.B. : Un "jardin secret" doit par définition le rester, mais dans un article des D.N.A. du 31mai 2011, Liliane Borens, qui vient de publier un bel ouvrage sur les "Jardins de charme en Alsace au fil des saisons", ne fait pas mystère du jardin qui est son oeuvre rue Sleidan à Strasbourg, et qui se trouve, si nous sommes bien informés, à l'arrière de la maison Art Nouveau contiguë, qui est, elle, pourvue d'un garage Jugenstil !, donnant sur la rue.
 
N.B. : Un "jardin secret" doit par définition le rester, mais dans un article des D.N.A. du 31mai 2011, Liliane Borens, qui vient de publier un bel ouvrage sur les "Jardins de charme en Alsace au fil des saisons", ne fait pas mystère du jardin qui est son oeuvre rue Sleidan à Strasbourg, et qui se trouve, si nous sommes bien informés, à l'arrière de la maison Art Nouveau contiguë, qui est, elle, pourvue d'un garage Jugenstil !, donnant sur la rue.

Revision as of 16:21, 20 September 2020

24 rue Sleidan

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Date de construction environ 1904
Architecte Auguste Brion
Structure Immeuble
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Construction1

Date environ 1904
Architecte Auguste Brion

Maison mono-famille comprenant un étage, avec un oriel et une petite terrasse, ainsi qu'un porche d'entrée, à la belle grille d'imposte (ou d'oeil-de-boeuf ?). Elle est dûe à l'architecte Auguste Brion et construite pour Mr. Berger. A noter que cette maison jouxte l'un des exemples typiques de l'Art Nouveau à Strasbourg, le n° 22, également construit par Auguste Brion. L'autorisation de construire date du 2.5.1904 (die Erbauung eines einstöckigen Einfamilienhauses mit Nebengebäude auf dem Grundstücke des Herr Berger ). Sauf erreur la maison est prête dès le mois de septembre de la même année. Malheureusement le dossier de la Police du bätiment ne contient pas de plan ni de dessin qui date de la construction. Au cours du temps, se sont construits à l'arrière un atelier, puis des garages, qu'on s'étonne un peu de trouver, tellement ils ont l'air de "boîtes à oeufs", dans un si bel environnement. Ont-ils servi dans le cadre de la future vocation hôtelière de la maison ?

En 1947, en effet, Marie Bohn demande l'autorisation d'exploiter dans cette maison un débit de boissons-pension sous la dénomination "Pension Bohn", avec l'intention d'y débiter bière, vins et eaux de vie. C'est le nom "Zum Wynhaenel" qui est finalement le nom retenu, et c'est sous ce nom qu'il a existé jusqu'à sa fermeture, après que l'affaire soit passée de main en main à plusieurs reprises (1955, 1988, etc...). En 1970 il est expliqué que l'expoitation du débit de boissons se fait dans 3 salles au rez-de-chaussée, et que les hôtes sont hébergés dans 8 chambres, dont 3 au 1er étage et 5 au 2ème étage.

Aujourd'hui l'immeuble abrite une agence de communication en lieu et place du restaurant, tandis que les étages sont occupés par des logements.

N.B. : Un "jardin secret" doit par définition le rester, mais dans un article des D.N.A. du 31mai 2011, Liliane Borens, qui vient de publier un bel ouvrage sur les "Jardins de charme en Alsace au fil des saisons", ne fait pas mystère du jardin qui est son oeuvre rue Sleidan à Strasbourg, et qui se trouve, si nous sommes bien informés, à l'arrière de la maison Art Nouveau contiguë, qui est, elle, pourvue d'un garage Jugenstil !, donnant sur la rue.

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