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Difference between revisions of "Actualités adresse:Musée Unterlinden (Colmar)"

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== 1792 ==
 
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|date = environ 1792
 
}}
 
Fermé en 1790 , le couvent abrita ensuite un régiment de lanciers<ref>[http://www.dna.fr/culture/2015/08/14/le-musee-unterlinden DNA du 14/8/2015]</ref>
 
  
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Fichier:Place  Unterlinden Colmar 59441.jpg|
 
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== 1849 - Le couvent devient un musée ==
 
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|date = 1849
 
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L'ancien couvent est transformé en musée en 1849 à l'initiative du bibliothécaire municipal Louis Hugot. Le musée est géré par la société Schongauer fondée en 1847.
 
  
Le 3 avril 1853, le Musée Unterlinden ouvre officiellement ses portes. Outre la mosaïque du 3e siècle découverte à Bergheim en 1848 et les plâtres antiques, il présente des œuvres d’art telles que le Retable d’Issenheim de Grünewald et le Retable des dominicains de Martin Schongauer issus du séquestre révolutionnaire.
 
 
À son ouverture, le musée est limité à l’espace de la chapelle. Les oeuvres furent bien vite à l’étroit entre les hauts murs de la nef et le musée occupa progressivement d'autres parties du couvent d’Unterlinden.
 
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Fichier:Place  Unterlinden Colmar 59068.jpg|entrée du musée avant 2015 avec la grille et le puits de la corporation des tailleurs
 
Fichier:Place  Unterlinden Colmar 59069.jpg|au musée depuis 1875, ce puits de l'ancienne corporation des tailleurs de Colmar est un des rare puits de corporation conservé, à l'entrée du musée avant les travaux du nouvel Unterlinden
 
Fichier:Place  Unterlinden Colmar 70955.jpg|carte éditée en 1925 par l'éditeur Braun et Cie de Mulhouse-Dornach, collection Bnu Strasbourg
 
Fichier:Place  Unterlinden Colmar 70952.jpg|la Chapelle et les peintures des primitifs, carte postale éditée en 1920 par la Société Schongauer
 
Fichier:Place  Unterlinden Colmar 70954.jpg|cave alsacienne, carte postale éditée en 1925, Braun (Mulhouse-Dornach)
 
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== Retable d'Issenheim<ref>[http://www.culture.gouv.fr/public/mistral/joconde_fr?ACTION=CHERCHER&FIELD_1=REF&VALUE_1=00280000125 Notice Joconde n°00280000125]consulté le 07/01/2018</ref> ==
 
== Retable d'Issenheim<ref>[http://www.culture.gouv.fr/public/mistral/joconde_fr?ACTION=CHERCHER&FIELD_1=REF&VALUE_1=00280000125 Notice Joconde n°00280000125]consulté le 07/01/2018</ref> ==

Revision as of 20:48, 20 March 2020



Retable d'Issenheim1

Date 1512 à 1516

Historique de l'oeuvre

Véritable trésor de la collection du Musée Unterlinden, le Retable d’Issenheim est l’une des œuvres les plus admirées du musée. Ce polyptique composé de panneaux peints et d’une caisse sculptée présente des épisodes de la vie du Christ et de saint Antoine.

Il a été réalisé entre 1512 et 1516 pour la commanderie des Antonins d'Issenheim, d'où son nom.

La partie sculptée est attribuée à Nicolas de Haguenau2et les panneaux peints à Mathias Grünewald3.

A la Révolution, le retable est démonté et entreposé à Colmar en 1793, au musée national (ancien collège royal des Jésuites) puis transféré, à son ouverture en 1853, au musée Unterlinden.

Lors de la Première Guerre mondiale, il est placé dans une salle blindée d'une banque puis transféré à Munich le 13 février 1917 pour restauration. Il retrouve sa place au musée en septembre 1919.

Lors de la Seconde Guerre mondiale, en 1939, il est caché au château de Lafarge, près de Limoges puis au château de Hautefort en Périgord. En 1940, le retable est transféré au château du Haut-Kœnigsbourg dans le plus grand secret. L'armée américaine le découvre en 1944 et, le 8 juillet 1945, il revient au musée.

Descriptif de l'oeuvre4

Le retable est présenté démonté.

Des maquettes permettent de voir l'ensemble et d'ouvrir les volets.

A la tribune surplombant la chapelle, l'espace est réservé à l'histoire du retable avec un écran interactif,

Retable (panneaux tactiles) 20180113 154601 2.jpg

et des panneaux permettant une découverte tactile aux non-voyants.

Le retable femé représente la Crucifixion encadrée par les images de saint Sébastien à gauche et saint Antonin à droite. Sous la scène centrale, la prédelle montre une mise au tombeau.

La première ouverture du retable est constituée de quatre panneaux qui représentent, de gauche à droite, l'Annonciation, la Nativité et le concert des anges, la Résurrection.

La deuxième ouverture du retable comprend un corps central sculpté encadré par deux panneaux peints.

Sur le panneau latéral gauche Grünewald a représenté la visite de saint Antoine à saint Paul.

Sur le panneau de droite, Grünewald a représenté la tentation de saint Antoine.5

Retable d'Issenheim pour les non-voyants

Date 11/2012

«Une copie sculptée du retable d’Issenheim réalisée par l’atelier Jean-Jacques Erny de Colmar est présentée sur la tribune surplombant la chapelle dans l’espace Histoire du retable. Elle est plus petite pour être plus facilement appréhendée par les aveugles et malvoyants.»7

Un texte audioguidé complète le « touché » des panneaux de tilleul (de la même essence que les panneaux peints du retable).

Statue de Martin Schongauer

Date 1863
Sculpteur Auguste Bartholdi

Le 4 octobre 1857, la société Schongauer passa commande d'une statue à la mémoire de Martin Schongauer à Auguste Bartholdi. Le sculpteur réalise la statue en grès rose de 1860 à 1863. Le projet proposé par Bartholdi était composé d'un piédestal en forme de fontaine comportant quatre vasques et quatre figures allégoriques symbolisant l'orfèvrerie, la gravure, l'étude et la peinture. L'ensemble était surmonté d'une statue de Schongauer.

En mai 1958, la fontaine fut retirée du cloître. Les quatre allégories furent déposées au Musée Bartholdi. La statue resta longtemps dans les ateliers municipaux et trouva place devant le musée en 1991.

La fontaine orpheline orne à présent la place Saint Joseph. Depuis l'ouverture du nouvel Unterlinden en décembre 2015, la statue de Schongauer a retrouvé le cloître et mis à l'abri dans une galerie.

Vues anciennes du cloître


Ackerhof8

Les bâtiments achevés, le couvent agrandit son domaine avec l'acquisition de champs, prés, vignes ainsi que des propriétés en ville et à la campagne.

Le point central de toute l'activité rurale du couvent était l'Ackerhof, vaste ferme au nord de l'église.

A la fin du XIXe siècle, Les bâtiments conventuels de l'Ackerhof seront démolis laissant la place aux Bains municipaux et l'école du Musée.

Dans leur projet d'extension (2003-2005), les architectes Jacques Herzog et Pierre de Meuron respectent l'histoire du couvent.

"Les architectes ont créé une symétrie à l’arrière des bains municipaux en réalisant le nouveau bâtiment dont le volume répond à celui de la chapelle, alors que le jardin jouxtant les bains répond au jardin du cloître."

Le nouveau bâtiment est baptisé Ackerhof.

Cheminée du Wagkeller

Date 1536

Dans la salle du Trésor des Trois Epis, la cheminée du Wagkeller « traduit la munificence de la première renaissance rhénane (1536) : Charles Quint (1521) est encadré par Mercure et par saint Georges, les deux sources de la puissance temporelle. La cheminée aux armes de la famille Roettlin marque une dernière étape au XVI e siècle : des montants décorés des cariatides et des bouquets. Les taques réemployées proviendraient d un bâtiment de la Régence d Ensisheim, ce qui expliquerait la présence des armoires de l Autriche.»9

Le trésor des Trois Epis10

Le trésor des Trois- Epis fut découvert le 4 mai 1864 , lors des travaux devant la chapelle Notre-Dame des Trois-Epis, haut lieu de pèlerinage marial depuis le Moyen Age.

Un chaudron de cuivre contenait plus de 20 kg d'objets précieux, bijoux et monnaies donnés comme ex-voto par les pèlerins.

L'étude du trésor donne comme hypothèse que le chapelain a enfoui le chaudron à l'approche de l'invasion suédoise de 1632.

La chapelle fut pillée mais le trésor ne fut ni découvert, ni récupéré par le chapelain.

Les monnaies furent vendues. La commune d'Ammerschwihr offrit au musée l'objet le plus curieux: le vidrecome. En 1869, le musée Unterlinden acheta les autres objets du trésor.

Le trésor des Trois-Epis est devenu le noyau initial de la collection d'orfèvrerie, témoignage exceptionnel de l'orfèvrerie de la Renaissance.

La cave


Exposition Jean-Jacques Krapff

Date 7/6/2017

voir site du musée [archive]

Lien externe: Blog de Perre Dubois [archive]

Nouvelle salle d'archéologie

Date 24/01/2020

Après neuf années de fermeture, la nouvelle salle d'archéologie ouvre ses portes aux visiteurs. Cette salle a nécessité la rénovation complète de l'ancienne cave du couvent des Dominicaines. Les collections archéologiques ont été redéployées avec une muséographie plus moderne et "une approche pédagogique et accessible à tous les publics".

"Le parcours de visite chronologique permettra au visiteur de découvrir l’évolution des divers aspects de l’occupation humaine en Alsace : agriculture, artisanat, habitat, vie domestique, pratiques funéraires…"

Restauration du Retable d'Issenheim11

Date 9/2018 à 2020

La restauration du Retable d’Issenheim a débuté par les sculptures le 18 septembre 2018 au Musée Unterlinden.

La restauration se poursuit par périodes au cours de l'année 2019 et continuera en 2020. Elle est prévue pour une durée de plus de trois ans12. Montant du budget prévisionnel de restauration: 655 800 Euros12 .

Le retable d’Issenheim reste visible pendant sa restauration. Le musée propose des visites, "le Retable se fait une beauté" 13 pour découvrir les phases successives de la restauration, du nettoyage à la réintégration de la polychromie pour les sculptures et les encadrements et de la couche picturale pour les panneaux peints. (prochaine visite le 28/12/2019)

"Cette restauration permettra la conservation de l’œuvre et révèlera la vivacité des coloris du peintre, aujourd’hui très obscurcis par un vernis devenu brun."

Références

Sources

- guide bleu Alsace.

- l’extension du Musée Unterlinden par Jacques Herzog & Pierre de Meuron, Site internet du musée [archive], consulté le 15/11/2016.

- Topographie du Vieux Colmar, Auguste Scherlen, pages 117, 227, 400-401.

- "L'odyssée du puits de grès jaune" article de Nicolas Pinot, DNA et L'Alsace du 3/06/2017, (lien pour les abonnés). [archive]

- [1] [archive] consulté le 24/05/16.

- fiche de la [2] [archive]

Retable pour les non-voyants:

- "Le retable d'Issenheim sculpté pour les non-voyants" article de Elise Descamps, mis en ligne le 29/11/2012,site La Croix [archive], consulté le 2/07/2017.

- vidéo sur le site France3- régions [archive], consulté le 2/07/2017.

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Comments[edit | edit source]

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Jocelyne

2 months ago
Score 0

Après 9 années de fermeture et de travaux, la nouvelle salle d'archéologie du musée Unterlinden a ouvert ses portes. Week-end inaugural du 24 au 26 janvier 2020 avec des visites guidées des collections, des animations "gauloises"...1


https://www....-age-du-fer/ [archive]